Ecole d'escalade

 

Pour réaliser ces photos de reconstitution nous nous sommes inspirés du "Manuel de montagne et d'alpinisme militaire" édité en 1931 par "Charles-Lavauzelle & Cie", les illustrations jointes proviennent de ce manuel.

Le but de cette équipe composée de trois hommes d'un Bataillon Alpin de Forteresse (BAF) de Haute-Maurienne est d'installer sur un promontoire rocheux l'arme collective du groupe, en l'occurrence un fusil-mitrailleur (FM) 1924-29. Pour la marche d'approche les hommes utilisent le piolet comme une canne. La température étant estivale, blousons, windjackes ou vareuses sont restés dans les sacs et les hommes évoluent en chemise. Le reste de la tenue se compose de brodequins de montagne cloutés, de petits guêtrons en toile élastique de provenance civile ou de chaussettes en laine non dessuintées, de bas de skieur, de pantalons en drap de laine "golf", du ceinturon, des cartouchières modèle 1935, des lunettes de glacier et de l'incontournable "tarte" portant l'insigne des troupes de forteresse.



Accrochés sur le sac tyrolien nous pouvons observer une partie du matériel de montagne : dans la poche gauche le manche du marteau d'escalade, sous la patelette la corde en chanvre et plus bas la gourde modèle 1935 et les pitons, retenus par un mousqueton. Une partie du matériel de montagne utilisé par l'Armée à cette époque est directement acheté dans le civil notamment à l'entreprise "Simond & Fils" basée à Chamonix.

   


L'escalade commence par l'installation des pitons dans la paroi, à l'aide du marteau. La corde est ensuite lovée dans un mousqueton accroché au piton et l'ascension peut commencer, le premier à escalader étant assuré en cas de chute par le camarade situé en contrebas.

L'ascension du promontoire achevée, l'équipe peut de déployer autours du FM, les deux autres alpins sont armés du mousqueton Berthier modèle 1892 M16. Le pourvoyeur est installé à gauche du tireur FM, pour le ravitailler en chargeurs.

   

  

Sa mission effectuée, l'équipe reprend le même chemin en redescendant le rocher en rappel, pour ce faire la corde est passée derrière la cuisse puis autours des épaules. Pour avoir les deux mains libres l'arme est portée en bandoulière dans le dos et le piolet est glissé derrière le sac tyrolien.